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PARKOUR : 5 conseils pour rester motivé !

Mis à jour : avr. 25

Avec le prolongement interminable du confinement à cause du COVID-19, le manque de motivation ne va pas tarder à tomber, si ce n'est pas déjà le cas ! Dans cet article nous proposons 5 petits conseils évidents certes, mais importants pour garder la motivation active jusqu'à la sortie du confinement.




1 - S'ENTRAINER

Cela peut sembler évident, mais continuer à s’entraîner permet de maintenir un niveau de motivation assez haut. Vous allez me dire : "oui mais on ne peut pas sortir, le Parkour me manque !". C'est vrai, nous ne pouvons pas sortir mais il faut s'adapter, tel est le principe fondamental du Parkour. Par s'adapter, j'entends dans un premier temps le fait d'accepter la situation telle quelle est ensuite de trouver des solutions d'entraînement, quel qu'elles soient : entraînement physique, entraînement technique (si nous avons la chance d'avoir un mur ou deux à proximité), souplesse, mobilité ... et j'en passe énormément. L'article sur s’entraîner à la maison. Un point important à ne pas négliger durant cette période de confinement est le volume horaire d’entraînement. Je m'explique : si par exemple, vous pratiquiez 6 à 8 heures d’entraînement par semaine avant le confinement, il faut à tout prix retrouver ces 6 à 8 heures dans votre semaine, à la maison. Cela va donc passer par ce premier point, l’entraînement, mais aussi par les 4 prochains points que je considère comme parties intégrantes de l’entraînement.




2 - CRÉER

Le principe premier du Parkour est de se déplacer, donc de créer du mouvement mais aussi de la réussite en progressant grâce à des objectifs physiques, techniques ou bien mentaux. Il est important durant cette période de conserver cette idée de création, pour la simple et bonne raison que d'une création apparaît la plupart du temps de la fierté personnelle et de l'estime de soi donc de la confiance, pilier fondamental du Parkour. En tant que pratiquant depuis 15 ans, et maintenant coach, je n'ai jamais vraiment eu de soucis à créer autour du Parkour, ce qui m'a permis de rester motivé durant toutes ces années et lors de périodes similaires, par exemple quand j'étais blessé.

Que peut-on créer lors d'une période de creux et d'arrêt comme celle-ci ? Il y a plein de choses que l'on peut créer durant cette phase, qui seront peut-être également des outils de progression. Vous pouvez créer un carnet d’entraînement, pour noter vos ressentis sur la situation actuelle, vos sentiments de frustration, vos idées sur le Parkour (écrire est un bon moyen de se vider la tête), vous pouvez créer votre propre routine journalière, vos propres entraînements selon vos envies, et vos besoins, ainsi qu’une liste d'objectifs à atteindre à court, moyen et long terme (pour la suite). Tout ceci permettra de vous projeter et donc de maintenir votre motivation active.




3 - S'AMÉLIORER

J'entends par s'améliorer, dans un premier temps, le fait d'identifier ses faiblesses, les points négatifs que l'on traîne lors de nos entraînements. Pour cela, il faudra prendre le temps de se poser, peut-être avec votre carnet d’entraînement préalablement créé, puis passer au scanner vos derniers entraînements, vos derniers mois ou années de Parkour. Relever et noter ces points afin de les accepter et de les regarder en face et vous dire "ok ! Maintenant je vais trouver des solutions pour améliorer ça" (on en revient à la création). Et oui, les faiblesses sont souvent sources de démotivation dans le Parkour et les phrases comme "je vais galérer à la reprise" ou "déjà que j'avais du mal sur ça alors après deux mois !" sont courantes. Il faut transformer cela en source de motivation : vouloir progresser par tous les moyens. Il est évident que vous ne pourrez pas tout solutionner durant cette période, par faute de moyen, si par exemple votre point faible est les sauts de bras, il sera difficile d'en faire pour les travailler. Mais je vous rassure, solutionner un problème passe aussi par l'introspection et la communication, alors n'hésitez pas à contacter vos coachs pour en discuter, c'est leur rôle et leur expérience ; de plus, leur expertise est un atout important pour régler ce genre de problème. Au boulot !




4 - SE DOCUMENTER

Je vais commencer par la base, c'est à dire connaître l'histoire du Parkour, ses débuts, ses fondateurs. Il existe de nombreuses sources sur internet où l'on peut en savoir plus sur les fondements du Parkour et la difficulté qu’il a eu à émerger. Je pense qu'aujourd'hui trop nombreux sont ceux qui ne connaissent pas David Belle... et pourtant l'histoire du Parkour est tellement motivante !! Vous pouvez également lire des livres inspirants et motivants dans divers domaines car il y a toujours des idées et des expériences qui sont transversales au Parkour et nous parlent (lien article). Il existe des livres sur le Parkour également, celui de David Belle (Parkour). Lire des interviews ou des articles - il y en a sur le blog ;-).

Regardez les vidéos de Parkour dont la toile regorge, des vidéos anciennes ou récentes, de Parkour ou de tout autre discipline inspirante. J'ai personnellement toujours regardé énormément de vidéos de Parkour lors de mes premières années, cela me donnait envie de bouger, de m’entraîner, de progresser dans tous les domaines mais surtout cela me permettait de cultiver une image des mouvements au fond de ma tête. Maintenant je le fais tous les jours avec l'escalade qui est devenu une deuxième passion.




5 - VISUALISER

Du point précédent découle directement celui-là. Que veut dire "visualiser" ? La visualisation est un outil important mais trop négligé encore dans le Parkour, en tout cas de manière consciente. Je m'explique, nous faisons tous de la visualisation avant de faire un saut, on regarde le départ et l'arrivée, on prend en compte les facteurs dérangeants "si je tombe, comment je me rattrape ?" ... puis une fois confiant on se lance. Ceci est de la visualisation mais elle est contextualisée, elle est sur le moment, sur l'instant, sur le saut. Ce que je vous propose ici, c'est une démarche encore plus personnelle et volontaire. L'idée est de prendre le temps, le soir, le matin ou après l’entraînement, comme vous le sentez, de visualiser vos objectifs préalablement repérés sur des spots lors des entraînements ou dans des vidéos que vous avez regardé (cf la liste d'objectifs). Dans un premier temps, se représenter le saut ou le mouvement dans votre tête, les murs, les distances, les textures, en gros faire travailler votre mémoire et vos sens. Puis il va falloir vous imaginer faire le saut ou le mouvement, en ressentir la pression, les frissons, le doute, mais aussi vous voir réussir, rater, vous voir réagir en cas d'échec, comment je me rattrape si mon pied n'arrive pas ici ou si ma main glisse, ressentir vos émotions en cas d'échec, quels sentiments se dégages si je réussis ou si je rate, et ensuite établir une nouvelle stratégie. Tout ceci est difficile et abstrait car cela se passe dans votre esprit, mais ça n’en est pas moins important. Plus vous allez pousser la visualisation dans le ressenti (émotions, contractions musculaires, sensations...) plus cet outil sera bénéfique et puissant. Personnellement, je l'utilise depuis longtemps sans vraiment m'en rendre compte mais ça m'arrive d'avoir de sales frissons quand je me vois faire certains sauts. Beaucoup de sportifs l'utilisent, notamment en escalade où l'on lit la voie et répétant les gestes dans notre tête et dans le vide afin de comprendre les séquences difficiles. Ce sera aussi le temps de vous poser au calme, il faut voir cela comme une forme de méditation !




CONCLUSION

Je dirais que tous ces points sont finalement assez simples mais je trouvais important de les souligner à nouveau à ce moment précis, après plus d'un mois de confinement. Ils s'imbriquent tous les uns dans les autres afin de garder notre motivation intacte et surtout ils vous serviront dans vos phases de doutes ou vos phases d'arrêt, comme lors d’une blessure par exemple. Cette période est aussi l'occasion de se reposer et de laisser notre corps récupérer des différentes blessures accumulées, mais certains points pourront quand même être exploités ;-). N'oubliez pas d'utiliser toutes nos ressources pour répondre à chaque point (via le blog ou nos réseaux sociaux) mais également à chercher par vous même car c'est aussi un fondement du Parkour : la recherche.


On avance toujours et vous ?



N'hésitez pas à consulter notre avant dernier article : Équilibre : 5 exercices à faire chez soi.

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